Le Jumping Longines Crans-Montana a clôturé sa quatrième édition sous un soleil radieux et devant une foule venue nombreuse applaudir les 40 cavaliers du Grand Prix Longines.

A quelques centièmes près

Une fois de plus, le Grand Prix Longines a tenu toutes ses promesses. Suspense, émotions et grand sport étaient au rendez-vous de cette dernière journée de la quatrième édition du Jumping Longines Crans-Montana. Sous un soleil radieux, 40 cavaliers ont pris le départ d’un Grand Prix Longines très sélectif, où seules cinq paires ont réussi en manche initiale à déjouer les nombreux pièges des constructeurs Rolf Lüdi et Reto Ruflin. Les dix meilleurs cavaliers de la première manche s’élançaient toutefois dans le winning round (tour des vainqueurs), soit quatre paires à 4 pts, un duo pénalisé d’un point de temps et cinq sans faute. Parmi ces derniers, le vainqueur de ce même Grand Prix lors de l’édition 2012, l’Allemand Hans-Dieter Dreher. Seul représentant helvétique dans la deuxième manche, le Jurassien Anthony Bourquard, pénalisé de quatre malheureux points au premier tour, terminait son parcours sans faute et rapide, mettant ainsi la pression sur ses poursuivants.

Difficile d’imaginer pourtant que certains des quatre derniers cavaliers à prendre le départ de ce Grand Prix Longines n’allaient pas réaliser un double sans faute. L’Italien Riccardo Pisani bouclait d’ailleurs ce winning round sans pénalité et sur un bon rythme, mais paraissait battable. Son compatriote Piergiorgio Bucci, surmotivé pour le devancer, prenait tous les risques et affichait plus de quatre secondes d’avance au chronomètre ! Ne restait plus au départ que le redoutable Allemand Hans-Dieter Dreher. Celui-ci paraissait en mesure de récupérer «son» Grand Prix avec sa fidèle Berlinda. Hélas, un dernier virage un peu hasardeux lui coûtait les quelques centièmes de secondes qui le séparaient du vainqueur italien. Belle performance donc pour ce Transalpin basé en Belgique qui s’adjuge avec Cochello sa première victoire au Jumping Longines Crans-Montana et s’est vu remettre une magnifique montre par le Longines Vice-Président Sales, Charles Villoz, lors de la remise des prix.

Affluence record

A noter une affluence record de spectateurs durant ce weekend à Crans-Montana. En effet, plus de 13’500 personnes se sont déplacées sur le parking de Cry d’Er afin de (re)découvrir le concours de montagne le plus important d’Europe. Quatre jours de beau temps et un plateau de cavaliers de qualité ont permis à la manifestation valaisanne de fidéliser toujours plus de public.

Réactions

Piergiorgio Bucci : «Je suis très ému et surtout très fier de gagner ce Grand Prix Longines avec Cochello. C’est un cheval très respectueux, mais qui peut être parfois un peu peureux. Aujourd’hui, la chance a été de mon côté, car j’ai pris une option un peu par hasard grâce à un dernier contrat de foulée qui a bien fonctionné. Sans cela, je suis sûr que Hans-Dieter Dreher aurait été bien plus rapide que moi ! J’étais venu déjà il y a quelques années à ce concours, et je dois dire que les organisateurs font un travail fabuleux, car c’est un site particulier et difficile, même si c’est évidemment magnifique !»

Hans-Dieter Dreher : «Évidemment j’aurais préféré gagner le Grand Prix Longines aujourd’hui (rires), mais je suis très content de cette deuxième place. Ma jument a extrêmement bien sauté, et j’ai été ravi de revenir ici après ma dernière participation en 2012. J’espère pouvoir revenir l’an prochain !»

Anthony Bourquard : «C’est le meilleur résultat de ma carrière, je suis vraiment très très content. Je n’ai pas vraiment réussi le concours que j’espérais, mais je ne voulais pas m’avouer vaincu avant d’avoir monté ce Grand Prix Longines. Malgré ma petite faute en première manche, j’ai finalement pu faire un très bon tour des vainqueurs et je suis très satisfait de mon cheval Tum Play du Jouas qui a démontré de très belles qualités aujourd’hui. C’est Steve (ndlr. Guerdat) qui m’a conseillé d’essayer de le monter aujourd’hui plutôt que de faire appel à Janus. Et comme toujours, il avait raison (rires) !»